Transformation digitale et risques juridiques: à découvrir sur butter-cake.com !

Transformation digitale et risques juridiques: à découvrir sur butter-cake.com !

Youmna Ovazza, grande expert des problématiques de transformation numérique et qui propose sur son blog, avec brio et entrain, des nourritures digitales pour l’esprit, s’est penchée sur le sujet de la cybersécurité dans le cadre de la transformation numérique. Elle a ainsi interviewé Diane Rambaldini et Hadi El Khoury, co-fondateurs du chapitre français de l’ISSA.

Elle a également interviewé François Coupez, Avocat à la Cour associé d’ATIPIC Avocat sur la transformation digitale et les risques juridiques.

A noter : les agences de notation auront prochainement un critère de notation lié au risque et aux mesures prises par les entreprises pour lutter contre la cyber criminalité. Une incitation à l’action certaine pour ceux qui ne sont pas encore sensibilisés au sujet !

Crédits photo : © Thomas R. – Fotolia.com

SMS présumés professionnels par la chambre commerciale: que dit la chambre sociale ?

SMS présumés professionnels par la chambre commerciale: que dit la chambre sociale ?

On parle beaucoup ces derniers jours de la décision de la Cour de cassation du 10 février 2015 dans l’affaire opposant deux sociétés de courtage financier (GFI Securities Limited et Newedge Group), concernant l’accusation de désorganisation de l’activité et de débauchage d’un grand nombre de salariés de la seconde par la première.

Dans cette affaire, la chambre commerciale a décidé que les SMS « envoyés ou reçus par le salarié au moyen du téléphone mis à sa disposition par l’employeur pour les besoins de son travail sont présumés avoir un caractère professionnel, en sorte que l’employeur est en droit de les consulter en dehors de la présence de l’intéressé, sauf s’ils sont identifiés comme étant personnels ». En l’espèce, n’étant pas identifiés comme personnels, les SMS présumés professionnels pouvaient être produits en justice par Newedge.

Question cependant : cette décision a été rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation. Or, c’est la chambre sociale qui fixe ce type de principes. Peut-on anticiper une opposition de deux chambres et donc des solutions différentes en fonction des contentieux, comme cela a déjà pu arriver dans d’autres sujets ?

[edit] C’est la question qui est traitée dans « l’addition du mois » de la Newsletter ATIPIC de mars/avril 2015, qui vient de paraître.

Pour recevoir gratuitement ce numéro, il vous suffit (…)

Une signature électronique trop vite présumée fiable ?

Une signature électronique trop vite présumée fiable ?

La juridiction de proximité de Nantes a rendu un jugement le 19 décembre 2014 concernant un litige sur le mauvais fonctionnement d’une connexion haut débit. Mais ce qui est intéressant dans cette décision n’est pas le fond de l’affaire – une décision parmi d’autres en matière de droit à la consommation – ni le fait que le tribunal valide l’utilisation par le demandeur de la solution « DemanderJustice.com », comme l’avait fait avant elle la juridiction de proximité d’Antibes le 7 mars 2013.

Ce qui nous intéresse ici est plutôt la qualification juridique opérée par le Tribunal de la solution de signature mise à disposition par le service DemanderJustice, et utilisée par le client. L’analyse des éléments de l’affaire, tout comme le fondement de la décision, montre ainsi une vision particulièrement floue de la solution de signature électronique utilisée, qui aurait mérité d’autres égards. D’autant que la qualification juridique opérée prête – inutilement ! – le flanc à une éventuelle cassation, avec les conséquences négatives que cela pourrait entraîner quant à la reconnaissance juridique de (…)

Prochain évènement : #SecurityTuesday « Celui qui ne file pas Droit » – 17 mars 2015

Prochain évènement : #SecurityTuesday « Celui qui ne file pas Droit » – 17 mars 2015

Le 17 mars 2015 aura lieu à Paris le prochain Afterwork  #SecurityTuesday organisé par l’ISSA France : « Celui qui ne file pas Droit ».
Cet afterwork sera l’occasion de dissiper le flou entre les sphères privée et professionnelle : chartes, droits et obligations des salariés, « droit » à la déconnexion, …

Il sera animé par François Coupez, Avocat à la Cour, spécialiste en droit des nouvelles technologies et associé d’ATIPIC Avocat.

Le lieu sera (…)

Espionnage dans l’entreprise : le DSI prenait ses aises

Espionnage dans l’entreprise : le DSI prenait ses aises

Licencié pour faute grave, sera-t-il sauvé par le malentendu autour de la Norme simplifiée 46 en matière de sécurité des SI de l’entreprise ?

En matière de « cybersurveillance sur le lieu de travail » (mais on peut aussi parler de « cyberprotection de l’employeur »), on trouve de nombreuses décisions de justice sur les abus perpétrés d’un côté par les salariés mettant en danger la sécurité du SI de l’employeur ou abusant de son utilisation, et de l’autre côté par les employeurs dépassant les limites de leurs prérogatives de contrôle de l’activité du salarié pour l’accomplissement des tâches confiés. Quant aux administrateurs des systèmes informatiques, chargés en pratique s’assurer la sécurité et le bon fonctionnement des SI, s’il leur arrive d’être la cible de procès d’intention sur la façon dont ils exercent leur activité, certains d’entre eux abusent effectivement de leur droits d’accès privilégiés au SI, la plupart du temps dans leur propre intérêt.

Or, dans l’affaire tranchée par la Cour d’appel de Versailles le 4 février 2015, c’est à un DSI beaucoup trop curieux (à dire le moins) que les magistrats ont dû s’intéresser. Et si la décision renvoit de façon fréquente aux formalités « informatique et libertés » accomplies mais non respectées (en particulier la Norme Simplifiée 46), il est intéressant de noter tout le paradoxe de la situation : l’employeur sanctionne le salarié qui a violé une déclaration ne permettant aucun contrôle sérieux du SI… en effectuant des opérations techniques d’audit elles-mêmes non couvertes par ladite déclation… sachant que c’est ce salarié qui s’est occupé de la déclaration insuffisante ! Mais revenons au détail de l’affaire avant de (…)